LIVRET de synthèse « Faber et Mazlich à l’école et à la maison »

I) Accueillir les sentiments de l’enfant :

  1. accueillir les sentiments par un son ou par un mot : « Hum… Ah ! … Oh !… Je vois… »
  2. nommer les sentiments de l’enfant : « Tu dois vraiment être déçu… » « ça doit être décourageant… » « Tu devais te sentir gêné… »
  3. utiliser l’imaginaire pour lui offrir ce qu’il ne peut pas obtenir dans la réalité : « Comme ce serait marrant d’avoir un crayon magique qui détecte les erreurs ! »
  4. accueillir ses sentiments tout en mettant fin à un comportement inacceptable : « Je vois combien tu es fâché contre x… dis le lui avec des mots pas avec tes poings. »

« Tu es encore tellement fâché que tu… je ne peux pas te laisser faire. Mais tu peux m’en dire un peu plus à propos de ce qui te dérange ou encore tu peux le dessiner… »

II) Pour susciter la coopération de l’enfant :

Au lieu de critiquer ou de poser des questions :

  1. Décrire le problème : « je vois de la peinture par terre. »
  2. Donner des renseignements : « la peinture s’enlève plus facilement quand elle n’est pas encore sèche. »
  3. Offrir un choix de solutions : « Pour nettoyer, tu peux te servir d’un torchon ou d’une éponge humide. »
  4. Le dire en un mot ou faire un geste : « La peinture ! »
  5. Décrire ce que vous ressentez : « Je n’aime pas voir ces tâches de peinture par terre. »
  6. Ecrire une note : « Attention tous les artistes, soyez gentils, redonnez au parquet sa couleur d’origine !! »
  7. Par le jeu et l’humour : prendre un ton enjoué, une autre voix ou un accent différent, chantonner…

« Quand tu veux parler, Rien ne sert de crier.

Si tu lèves la maintenant, On la verra bien ! »

  1. Résoudre les problèmes ensemble :
  1. Accueillir les sentiments et besoins de l’enfant
  2. Résumer le point de vue de l’enfant
  3. Exprimer vos sentiments et vos besoins
  4. Inviter l’enfant à faire un remue-méninges avec vous
  5. Écrire toutes les idées sans les évaluer
  6. Choisir ensemble quelles sont les idées que vous aimez, celles que vous n’aimez pas et la façon dont vous prévoyez de leur donner suite.
  7. Évaluer la situation ensemble dans quelque temps

III) Pour éviter la punition et aller vers l’auto-discipline

  • l’enfant a besoin de ressentir la force de vos convictions, il n’apprendra le respect que si on le respecte… Il a besoin d’entendre de la fermeté bienveillante : « Je n’aime pas ce que je vois ! On ne doit jamais pousser la taquinerie jusqu’à faire pleurer quelqu’un !! » et dire ce qu’on attend de lui : « Je m’attends à de la gentillesse de ta part… Tu peux commencer maintenant en lui rendant ses lunettes. »

Quand il y a conflit/bagarre :

  • 1) écouter le point de vue de chacun et accueillir la colère de chacun pour la désamorcer
  • 2) reformuler : « Tu étais fâché contre x parce que… et toi tu étais furieux parce que tu croyais que… »
  • 3) sinon demander par écrit : « Racontez-moi ce qui s’est passé, ce que chacun a ressenti et des recommandations pour l’avenir ! » Lire pour soi puis leur demander de dire leurs recommandations et d’arriver à un accord. 

Des options pour remplacer la punition :

  • Suggérer un comportement plus convenable : « J’entends ta frustration. Peux-tu l’exprimer sans jurer ? »
  • Exprimer votre désapprobation avec vigueur : « Je suis choqué(e) d’entendre pareil langage ! » (sans faire de lien avec le caractère de l’enfant)
  • Exprimer vos attentes : « Je m’attends à ce que tu trouves une autre façon de me dire à quel point tu es fâché(e). »
  • Lui montrer comment redresser la situation, une façon de s’amender : « Ce que j’aimerais voir c’est une liste de mots que tu pourrais utiliser pour exprimer ta colère au lieu de ceux que je viens d’entendre. Fouille dans le dictionnaire si tu as besoin »
  • Lui donner le choix : « Tu peux jurer pour toi seul -dans ta tête- ou utiliser des mots qui n’offensent personne.»
  • Si l’enfant continue à dire des grossièretés : le laisser subir les conséquences de sa conduite : « Lorsque j’entends ces paroles, je perds toute l’envie de t’aider… »

IV) Complimenter sans écraser, critiquer sans blesser

  • Questionnement : « Est-ce que mes paroles rendent l’enfant plus dépendant de moi et de mon approbation ou l’aident-elles au contraire à reconnaître ses forces et à lui fournir une idée plus précise de ses habiletés et de ses réussites ? »
  • => « Il en a fallu de la détermination et des heures de travail acharné pour obtenir toutes ces excellentes notes, tu dois être fier(e) de toi. »
  • « Il faut de la discipline personnelle pour être capable de faire tes devoirs alors que tu te sens fatigué(e) » Ces commentaires ne donnent pas le contrôle au prof/parent qui posséderait le pouvoir d’accorder ou refuser le compliment, par contre ils renvoient l’enfant à ses propres capacités et lui permettent de faire lui-même son éloge.
  • Le compliment descriptif est plus difficile à trouver et prend plus de temps que « super! Bravo ! Formidable! »
  • Donner aux enfants le genre de nourriture affective qui les aidera à devenir des êtres autonomes capables de penser et d’agir de façon créative, (et ne pas les entraîner à rechercher constamment l’approbation des autres, les certifier qu’ils ne peuvent pas se faire confiance parce qu’ils ont besoin de l’opinion de tout le monde pour connaître la valeur de ses gestes) => intention que les enfants se fient à leur propre jugement qu’ils aient assez confiance en eux pour se dire « je suis satisfait ou insatisfait de ce que j’ai accompli » et pour faire les ajustements basés sur leur propre évaluation.
  • Sur les copies, au lieu de « très bien ou travail médiocre » préférez : « J’ai eu du plaisir à te lire, phrases clairement reliées au thème, … » d’abord reconnaître ce que l’enfant a réussi , trouver les points positifs puis dire ce qu’il faut améliorer ensuite, ce qui lui reste à faire.
  • Je peux me demander ce que j’aurais aimé entendre, ce qui m’encourage vraiment, que je sente qu’il y a plus de bons que de mauvais et que je me sente capable d’améliorer. « J’ai hâte de lire ta copie corrigée… » inviter l’enfant à vouloir faire mieux la prochaine fois…
  • Etre à l’affût d’occasions pour complimenter toute la classe « Quel travail d’équipe ! Tout le monde a mis la main à la pâte!… » ou pour faire profiter toute la classe : «  Je vois que tu as réussi à … c’est parce que tu as… »
  • => 1) dire ce qu’on voit ou entend 2) dire ce qu’on ressent 3) attirer l’attention sur ce qu’il reste à faire.

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